Le Préfet du Val d’Oise a notifié en octobre aux communes d'Auvers-sur-Oise et de Méry-sur-Oise, principales concernées, un « porter à connaissance » tirant les conséquences d’une étude de dangers réalisée par Véolia sur l’usine des eaux de Méry.
A la demande des maires d'Auvers-sur-Oise et de Méry-sur-Oise, la Préfecture organise deux réunions publiques d'information, à Auvers-sur-Oise le 20 avril et Méry-sur-Oise le 21 avril, en présence de tous les acteurs : service de la Préfecture, représentants de Véolia Eau Ile-de-France et du Sedif, Maires.
L'occasion de faire le point et de débattre en toute transparence sur la nature exacte du risque, les dipositions prévues en cas d'incident et les prochaines échéances à venir dans la perspective de supprimer tout risque sur le site.
Réunion publique le 20 avril à 19h à La maison de lîle, rue Marcel Martin.
L’étude fait apparaître un risque infinitésimal mais non nul (probabilité d'un accident tous les 100 000 ans) de création d’un nuage, toxique pour les populations, en cas de mélange accidentel de produits chimiques utilisés sur le site de l’usine.
Tenant compte de ce risque, le Préfet impose aux communes de Méry-sur-Oise et d’Auvers-sur-Oise des restrictions sévères en matière d’urbanisme à l’intérieur de deux périmètres ayant pour centre l’usine des eaux.
Dans le premier périmètre « bleu », un cercle d’environ 750 mètres de rayon autour de l’usine, toute nouvelle construction est désormais interdite. Dans le deuxième périmètre « vert », un peu plus large, les constructions ou extensions ne sont possibles que si elles n’augmentent pas la population exposée. Au-delà de ces périmètres, toute construction reste autorisée sans restriction.
Ces dispositions très contraignantes, qui doivent être communiquées au public et annexées au Plan Local d’Urbanisme, seront maintenues tant que Véolia et le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (SEDIF) n’auront pas mis en œuvre une solution supprimant tout risque de mélange accidentel. Or cette solution technique n’existe pas à l’heure actuelle, et les différentes options présentées par Véolia n’ont pas été agréées par les services de l’Etat.
Isabelle Mézières et Pierre-Edouard Eon, Maires d’Auvers-sur-Oise et de Méry-sur-Oise, ont adressé un courrier au Préfet, réclamant l’organisation d’une communication auprès des populations des deux communes et le détail du plan de sécurité à mettre en œuvre en cas d’incident. Ils sollicitent également une réunion avec le Préfet pour évaluer l’ensemble des conséquences en matière d’urbanisme : gel de toute opération immobilière en centre-ville, préjudice pour les propriétaires souhaitant vendre leur bien, impossibilité de réaliser en partie les objectifs triennaux 2014-2016 de logements sociaux.
Les Maires d’Auvers-sur-Oise et de Méry-sur-Oise exigent également que le SEDIF et Véolia, exploitants de l’usine, mobilisent tous les moyens pour mettre en œuvre dans les plus brefs délais une solution supprimant le risque et les périmètres de danger.

 

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Communiqué de presse du SEDIF du 7 décembre 2015