Julian TAULAND
Je ne cherche pas à représenter la nature, mais à travailler avec elle, dans un rapport d’attention et d’amour profond. L’eau, la végétation, la lumière ne sont pas des motifs : ce sont des forces vivantes qui structurent la peinture. Elles permettent à la surface de rester ouverte, poreuse, traversable.
Mon travail cherche à construire un champ perceptif dans lequel le regard circule, hésite, se perd. Les formes apparaissent puis se dissolvent, prises dans un mouvement continu entre apparition et disparition. Abstraction et figuration coexistent sans hiérarchie, comme des états transitoires d’une même réalité en transformation.
La peinture est pour moi un espace habité. Un lieu où le corps du regardeur est engagé, appelé à traverser la surface plutôt qu’à la survoler. Peindre, c’est créer un espace de tension et de liberté à la fois : un espace où la matière pense, et où la pensée prend corps dans la matière.









